02 décembre 2009
Des invitations pour les blogueurs
"Faute
de frappe" est une pièce qui réunit sur scène Atef Ben Hassine et Jamel Madani.
Pourquoi ce titre ? Peut être parce que tout
ce qu’on vit et qui nous entoure peut être une simple et pure faute.
La pièce raconte l’histoire de deux hommes qui se
rencontrent dans un jardin public. Ce jardin qui peut être gai et plein de vie la
journée et qui peut changer et devenir effrayant le soir.
Les deux souffrent de la vie mais chacun a sa
manière.
Ils ont des avis et des points de vue complètement
différents «quand ils se confessent l'un à l'autre, ils découvrent que la vie
ne vaut pas qu'on s'en soucie autant.
- "La vie est simple et ne mérite pas qu'on en soit déprimé", lança
le premier.
- "Ce n'est qu'une faute de frappe"
rétorqua le second.
La vie, comme une pièce de théâtre, a un début, un
milieu et une fin... et commence avec une supposition : le "si"
magique.. ».
En effet essayez d’imaginer ce que serait votre vie
si… vous aviez fait d’autres études, si vous étirez nés ailleurs, si vous aviez
des parents très riches ou très pauvres, si vous aviez raté l’examen, si ….
On peut imaginer plein de choses et finalement tout
est une question de hasard, et donc tout pourrait être une simple et pure faute
de frappe!
Cette pièce mise en scène par Houssem Sehli va se
produire pour la première fois ce mardi 8 décembre au théâtre municipal.
Les blogueurs peuvent avoir des invitations pour
assister à la pièce.
Comment ? : envoyer un mail à embeje@yahoo.com, avec pour objet « faute
de frappe » et dans le texte le lien vers le blog.
Le nombre de places consacrées aux blogueurs est
limité... donc ne m’en voulez pas si vous m’écrivez trop tard et qu’il n y a
plus de places.
07 octobre 2009
Coming out
Ça fait un moment que je n’écris plus sur ce blog… Ce n’est pas
l’envie qui me manque.
En fait y a deux choses qui m’embêtent : le
temps et… le fait que je ne sois plus si anonyme que ca.
Il y a déjà plusieurs mois que j’ai décidé de faire
mon coming out…Non je ne suis pas homosexuelle, je vous rassure…mais un coming
out en révélant qui se cache derrière Emma Benji.
Bon je vois déjà Si Ali, Pink Lemon, Massir et
Stupeur rire et me dire : Mais tout le monde sait qui se cache derrière
Emma Benji !
Bein non, pas tout le monde, tous ceux qui ne me connaissent
pas dans la vraie vie ne savent pas forcément qui je suis …
Bref, depuis la création de ce blog beaucoup de
choses dans ma vie ont changé ; un peu grâce à ce blog…
Je n’ai pas arrêté de le dire : ce blog a changé
ma vie.
En 2005, j’étais prof à l’ESSEC, et je faisais ma thèse
en parallèle.
Quand j’ai commencé à bloguer j’avais décidé de consacrer
mon année à ne faire que la thèse, je me réveillais tôt le matin, j’avais un
bureau chez moi et je me mettais devant mon écran toute la journée.
Sauf qu’à force de se retrouver tout le temps
devant un ordinateur à ne faire que lire… on finit par penser à d’autres choses,
à s’évader… et pour mon cas je ne me sentais pas bien moralement…et c’est comme
ca que je me suis retrouvée à naviguer sur le net, et à lire tout ce qui me
semblait intéressant…et j’ai découvert le blog d’un journaliste
Pour la première fois je comprenais ce que c’était
un blog, j’avais aussi à cette époque découvert le blog d’infinity et lu en
entier..Et Puis plein d’autres…mais j’étais très fidele au blog de ce
journaliste
Je trouvais amusant comment une même personne
pouvait écrire de manière différente sur un journal ou sur un blog
J’ai beaucoup aimé ce coté intime de l’écriture…
j’ai vu qu’on pouvait aimer lire des choses écrites avec simplicité…
Et puis un jour n’en pouvant plus, j’ai écrit un
texte que j’ai gardé dans mon ordi…
Quelques mois après je me suis lancée dans le
blogging…
Et pendant une année, je faisais du blogging et un
peu la thèse.
Très franchement je pense que le monde de la
recherche en Tunisie est un monde très déprimant…C’est un monde ou tu finis par
douter de toi-même…
C’est un monde impitoyable où quoi que tu fasses tu
te sens quand même idiot
Bref, …
Donc, une année après avoir crée Emma Benji, et
suite à un texte que j’avais publié j’ai été contacté par mail par Tunis hebdo
et Réalités….
Ils voulaient que j’écrive pour eux… je ne savais
que faire ni que répondre ; j’appelle la rédactrice en chef de
Femmes&Réalités, qui avait déjà fait une enquête dans son mag ou elle avait
parlé de mon blog, pour lui demander si elle connaissait les journalistes qui
m’avaient contacté
Elle me dit que oui et que si je comptais devenir
journaliste, dans ce cas pourquoi ne pas rejoindre plutôt son équipe…surtout qu’elle
avait déja publié une page que j’avais écrite….
Et c’est comme ca que je me suis retrouvée
embarquée, du jour au lendemain, dans le monde du journalisme….
Un monde lui aussi terrible mais très délicieux en même
temps.
Et depuis ma vie a commencé à prendre un autre
tournant… la même année j’ai repris l’enseignement dans une université privée
ou je continue à enseigner, et à m’épanouir beaucoup plus que dans le public…
Je suis également la correspondante d’un grand
magazine…et hasard ou coïncidences mon boss est justement le journaliste qui
m’a donné envie d’écrire.
J’ai une chronique à Tunis Hebdo et je continue à écrire….
Quand j’arrive à trouver le temps pour Femmes Et Réalités.
Ceci explique un peu aussi le fait que je parle de
temps en temps de pièces ou de films…
Je me suis depuis également beaucoup rapprochée de
l’univers artistique ; je ne suis pas une artiste….mais j’essaie de suivre
et puis de soutenir a ma manière le «combat» des artistes pour faire vivre un semblant
de scène culturelle dans ce pays…
Le problème maintenant c’est que je fais trop de
choses, que j’écris un peu partout avec des styles différents…Et que je n’ai
plus assez de temps pour écrire ici comme avant
L’autre problème c’est que ce n’est plus aussi
amusant qu’avant d’écrire quand on n’est pas anonyme !
Que faire ? Créer un autre…je ne peux pas…
Emma doit résister…mais bon…
Je n’ai jamais participé a un meet-up parce que justement
j’ai toujours voulu garder cette distance entre Emma Benji et moi
Parce qu’Emma sent souvent les choses de manière
plus accentuée que moi…les exprime avec plus de violence que moi…
Je ne sais pas
Je reviens, moi Emma la bloggueuse… je vais essayer
de reprendre ce blog que j’aime
Qui est Emma ? C’est moi Bloggueuse,
enseignante en Marketing, journaliste, citoyenne, …
16 mars 2009
Le mois des etats d'âmes
J’ai
des états d’âmes particuliers ces derniers jours
Je
suis bizarre…
Envie
de me retrouver avec moi-même.
Et
puis je tombe malade.
Je
le sentais depuis un moment…que j’allais tomber malade.
En
ouvrant mon blog, Je ne sais pas pourquoi j’ai cliqué sur le mois de mars de l’année
dernière…j’avais parlé de pièces de théâtres à voir, et puis d’un malaise,
maladie et fatigue.
Je
clique sur mars 2007, idem, malade, mal au dos
Je
clique sur mars 2006 même chose.
Pourtant
beaucoup de choses ont changé dans ma vie pendant ces années
Du
coup je me rends compte que ca fait plus de 3 ans que j’écris.
Et que j’ai une certaine sensibilité, humeurs, états d’âmes, fatigue, remise en question,...Pendant le mois de mars.
Je parle pratiquement de mêmes choses le mois de mars.
Pourquoi
ce mois ? Je suis née en septembre!!!
Je
n’y comprends rien.
Je
somatise pendant ce mois et je tombe malade.
Je
me remets en question pendant ce mois
Ouhhh
à lire tout ca, ca te fait une sensation bizarre
Qui
aurait une explication ?
15 mars 2009
la Solitude
Je suis tombée sur cette vidéo par hasard sur facebook....et elle m'a touchée
C'est une certaine vision de la solitude.
J'ai envoyé un message a Hazem Berrabah qui m'a dit qu'il a fait le montage en une soirée... que c'était par rapport a un voyage qu'il avait fait a Paris... bref...
Regardez la, vous comprendrez.
NB: La chanson est celle de "Grand Corps malade".
14 mars 2009
Encaisser les coups
Tout le monde n’a pas la même capacité à encaisser les
coups.
J’ai toujours été admirative de Bernard Tapie par
exp qui à chaque fois arrive à se redresser, à regarder les choses en face et à
avancer…il avance quoi qu’il arrive, se reconvertit dans un autre domaine, dans
un autre milieu…
D’autres au contraire s’effondrent rapidement
Je ne sais pas à quelle catégorie est ce que j’appartiens.
A celles qui s’effondrent ou qui se redressent
rapidement.
Peut être que je suis un mélange des deux.
Je m’effondre pendant un moment, je prends le temps
de pleurer et puis je me redresse.
Pourquoi je raconte ca ?
C’est suite à un film que j’ai vu autour de la vie
d’un boxeur (James J. Braddock) .
Je ne peux pas comprendre pas comment on peut accepter de
prendre des coups comme ça à l’affilée…se faire taper dessus et taper et
encore et encore
Et après remonter sur le ring et encore et encore.
Je déteste la boxe, ce sport ne devrait même pas
exister
Bref
Je me pose des questions
Je ne comprends pas comment je suis ?
Quelle est ma personnalité ?
Suis-je considérée comme une personne forte ?
… je crois que oui
Mais je suis aussi du genre à me fatiguer de
certaines choses ?
Un artiste aussi qui s’investit et qui fait un flop
pas parce qu’il est nul mais parce qu’il pleut par exemple ou que parce que personne ne croit en l'art...
Et qui remonte sur scène avec un public composé de
5 personnes et qui remonte et remonte, ca aussi c’est croire en soi et en sa
bonne étoile.
Le mot coup est aussi relatif.
Certaines personnes me font sourire avec leur
pseudo souffrance, je suis sure que moi aussi je fais sourire pas mal de
personnes.
Mais moi je ne souffre pas, je réfléchis
La vie m’a bien dotée…elle m’a suffisamment bien
dotée pour me permettre de prendre le temps de réfléchir et de refuser de
recevoir des coups
De refuser de subir certaines choses.
Mais qu’est ce que je subis par rapport à d’autres ?
Rien !!!
J’observe, … pourquoi certains reçoivent ils des
coups et d’autres pas
Bref…
01 mars 2009
Le mariage de mon Ami
C’est
une bonne nouvelle non ?
Hé
bein la réponse est non !
Autant
je suis contente pour les filles, autant quand mon meilleur ami se marie ca me
rend triste.
Pas
parce qu’il se marie, au contraire, je suis très contente qu’il ait trouvé la
femme de sa vie surtout que j’adore la femme de mon meilleur ami.
Mais…c’est
le fait de ressentir une sensation bizarre de perdre un ami
Je
sais que je dis n’importe quoi, mais quand une copine se marie, rien ne change…au
contraire. Je continue à la voir quand je veux, autant de fois… je trouve ca super
qu’elle ait son chez soi et qu’elle soit épanouie.
Mais
quand un garçon se marie c’est différent, parce que son emploi change, parce
qu’on ne peut plus faire les fous comme avant, parce que…Il grandit
Je
me rappelle quand je suis allée voir Kael la semaine de son mariage et que je
lui ai fait une crise de pleurs en le suppliant de ne pas démanger et d’emménager
avec sa femme chez ses parents… comme ca ils resteraient à coté de moi et que
je pourrais les voir aussi facilement qu’avant
J’ai
fait aussi une crise quand il a refusé que je sois présente à sa soirée
d’enterrement de vie de garçon
«Je suis ta meilleure amie et tu veux me
priver de tes derniers moments de célibats ! »… je crois que j’ai
fini par l’attendrir et j’ai pu aller a sa soirée d’enterrement de vie de garçon
(motus j’ai promis de ne rien répéter), je suis aussi restée avec lui et ses
amis le soir de la outia et je suis allée avec eux chez la mariée à minuit, de même
j’étais présente quand le coiffeur lui coupait les cheveux le jour de son
mariage,…
Bref,
entre temps tout va bien j’adore encore sa femme …mais je ne le vois plus autant
qu’avant. Mon rythme et le sien ne nous le permettent plus.
Maintenant,
je problème se pose une seconde fois. Un ami très cher à moi (ne me demandez
pas de qui il s’agit) va se marier.
Je
suis ravie car je connais sa femme et je pense que c’est la femme idéale pour
lui…et en même temps cette angoisse de perdre un ami est revenue.
Là
la situation est différente, je ne suis pas amie avec sa femme…et puis le problème
vient aussi de moi parce qu’il est important pour moi que mes amis soient présents
auprès de leurs femmes. Je refuserai qu’ils m’accompagnent pour voir une pièce
ou prendre un café en la laissant seule à la maison
Et
donc, je suis contente pour lui mais je suis triste pour cette amitié.
C’est
une amitié très particulière, on s’entend beaucoup intellectuellement, on se comprend,
on se parle, on se conseille… on est transparents et honnêtes.
On
discute, on rit et on adore…
20 février 2009
Poids plume
Je l’ai revue et elle m’a encore une fois ému.
C’est une histoire assez particulière. On rit et on
même temps on est attendri par le personnage.
On sourit et en même temps on se pose des questions.
C’est l’historie d’un boxeur raté.
Il boxe sur un ring ...de la vie.
C’est aussi l’histoire de la vie d’un homme, son
histoire avec la vie.
Il essaye de résister mais ce n’est pas évident
Rien n’est évident certes et on se demande :
est ce parce que la vie n’est pas facile ou est-ce parce qu’elle a doté
certains plus que d’autres ?
On a souvent parlé de la femme et des difficultés d’être
une femme dans une société composée de machos...mais en regardant cette pièce
on se rend compte aussi qu’être un homme n’est pas facile
Il est tout le temps confronté à une société qui
exige de lui plein de choses.
On arrive en fait à prendre conscience de la difficulté
de grandir et de subir sans fléchir.
Ça commence à la naissance, après il y a la circoncision,
l’amour, les premières expériences,… Il faut résister aussi à la ‘rue’, être là
et présent…Être un ‘homme’ à la maison, à l’école et dans la rue.
J’ai du mal à raconter cette pièce parce que je
suis encore émue par tout ce que le personnage m’a transmis comme émotions et
comme peine…et pourtant on rit. Mais on rit du malheur des autres.
Là ca t’amène à te poser des questions. Est-ce que
je réussis ma vie ? Suis-je sur le bon chemin ?
On n’a pas le droit de ne pas réussir quand on a eu
une vie simple…Et elle est simple par rapport à d’autres personnes, comme Kamel
le boxeur.
On lui apprend à être un homme depuis qu’il est jeune,
à ne pas pleurer, à être Grand, à ne pas monter sa souffrance…ou au pire à le
faire en cachette.
Réussir ses études ne veut pas dire réussir sa vie
Un homme est responsable de ses amours, de ses études
, de sa famille, ...et il doit se monter fort ;
Oui… un Homme doit être fort
C’est aussi un certain regard sur l’humanité, sur
la jeunesse, sur plein de choses…
Kamel le boxeur a tout fait pour résister compte
tenu de son environnement. L’amour, le
sexe, l’argent, la gloire, le succès… que cherche- t –il ?
Rien...Juste à être comme les autres. Heureux, épanoui et surtout aimé.
Mais les autres le sont –ils ?
Surement…parce qu’ils ont eu plus de chance, parce
qu’ils sont plus beau, plus riche, plus aimé, plus puissant.
Comment faire pour être comme eux, pour être
accepté par eux. On essaye de se fondre dans le moule et pourtant…
Cette pièce a été écrite, mise en scène et est jouée parGhazi Zaghbani.
Ne la ratez pas et allez la voir . Demain aura lieu la dernière représentation au 4ème art…
Vous allez rire, et certainement pas pleurer…
Après, revenez ici me dire ce que vous en avez
pensé et ce que vous avez
ressenti.
NB: Voici le lien de l'evenement (poids plume) sur facebook
02 février 2009
Cinécitta d’Ibrahim Letaief
J’ai beaucoup entendu parler de lui, beaucoup lu sur facebook et j’ai surtout pu assister au tournage grâce à massir.
J’ai tout de suite accroché et quand je l’ai vu pour la première lors de la projection spéciale lors des JCC j’ai beaucoup applaudi.
Pourquoi ?
Parce que j’ai beaucoup ri et j’ai surtout été émue par la cohésion qu’il y avait autour de ce film.
J’ai été impressionnée par le courage du réalisateur (qui vient de se lancer lui aussi dans le blogging).
Je ne sais pas si on peut parler de courage ou de folie.
Il est en tout cas le premier à avoir osé se moquer dans une œuvre au chiffre 7 et à la couleur mauve.
Il se moque même d’un ministre (Ibn Achour), encore en poste quand il tournait son film
Il faut quand même être fou pour faire ca en Tunisie.
Et quand on pense qu’il y a une pléiade d’acteurs talentueux qui ont accepté de jouer dans ce film je ne peux qu’être touchée.
Ce n’est pas un chef d’œuvre non plus mais c’est un film qui vous fait rire sans trop se prendre au sérieux.
Je ne peux que soutenir l’équipe de cinécitta parce que j’admire ceux qui vont au bout de leur rêve
La première fois que j’avais vu le film j’avais écrit un bout de texte que je n’avais pas publié.
J’avais écrit
« C QUOI ce film ?
Les blues Brother, des amoureux qui flirtent dans la fontaine de la place 7 novembre prés de l’horloge, ….C'est un monde presque parallèle dans lequel on plonge, on éclate souvent de rire.
On ne retrouve pas les scènes habituelles des films tunisiens.
C’est un mode de fous… oui fous, de gens qui aiment le cinéma et qui se rencontrent.
De nouvelles actrices dont une concierge italienne qui en veut a Claudia cardinale qui lui a pris son rôle dans Cinécitta, Raouf Ben Amor dans le rôle d’un concierge, Fathi Haddaoui un avocat escroc qui devient barman, …
On est entre le passé et le présent.
C’est un délire dans lequel on plonge facilement…et on sort avec le sourire et une envie d’embrasser le réalisateur et le remercier pour son film.
Ce n’est pas un chef d’œuvre mais c’est un film différent... et on manque de films différents !
C’est un film où personne ne se prend pas au sérieux.
Allez y…vous allez surement rire.»
09 janvier 2009
Un peuple indigne
J’en veux terriblement au peuple arabe.
Pas aux israéliens, pas aux américains mais aux arabes.
Cette ignorance arabe me tue au plus profond.
J’ai beau sourire … je suis triste
“Ahna ajjoud ahna al karam ahna chahéma ahna himam”… On n’est rien de cela !
Un peuple de gens peureux…tous sauf courageux.
J’en veux à ces hommes égoïstes qui ne réfléchissent qu’à eux même
J’en veux à ces chiens enragés, sans cervelles à qui on apprend à attaquer sans réfléchir.
Une fois qu’ils ont la tenue de combat ca y est…ils se transforment.
Si les arabes sont capables de se faire du mal comme ca, pourquoi voulez vous qu’un israélien qui a envie de récupérer une terre qu’il croit sienne les épargne?
J’en veux aux tunisiens, et leur laisser-aller.
Ils ne sont capables d’ouvrir leurs becs que pour vous faire peur, vous dire de faire attention.
On est entré dans une schizophrénie absurde… Capables de crier les plus beaux discours en cachette, dans les débats de salon et après ces mêmes personnes sont les premières à vous crier : «Chut, y a peut être de civiles qui écoutent»
On va bientôt me demander de me taire parce que j’ai dit qu’il ne fait pas beau.
Ne parle pas de sexualité ce n’est pas bien. On va se faire une mauvaise image de toi!
Ne parle pas de toi... Faut pas qu’on pense telle chose de toi!
Ne parle pas de Z A B A …c’est dangereux !
Mais je vous dis merde
Oui MERDE
Je dis ce que je veux, je fais ce que je veux, j’aime qui je veux, j’aide qui je veux et je fréquente qui je veux.
Ce n’est pas possible.
Je me retrouve avec des gens qui racontent des choses, inventent de histoires, délirent sur ma vie,… Mais vous n’avez que ca à foutre
Et les membres de ma famille qui s’amusent à foutre la merde en répétant ce que j’ai écrit je vous emmerde aussi.
MERDDDDDDDDDDDDEEEE !!!
Et ces idiots qui passent leur temps à m’inventer des petits copains je vous emmerde aussi.
C'est ma vie et je parle à qui je veux et vous savez quoi…si l’envie me prend je nique aussi qui je veux. Ca va ?
Mais c’est quoi ce délire ?
Y a des choses qui s’appellent amitié, sincérité...on peut vouloir aider quelqu’un sans forcément avoir envie de gagner de l’argent ou sortir avec.
On peut être une fille et avoir un coup de foudre amical pour un garçon… en quoi est ce que ca les regarde ?
Expliquez-moi
J’ai assisté à la manifestation de soutien à Palestine …et ...je suis mal depuis !
C’est quoi ce peuple ?
C’est quoi ces gens ?
C’est quoi cette mascarade ?
C’est quoi cette hypocrisie ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ?
Egoïstes,
Se mêlent de ce qui ne les regarde pas
Et surtout incapable de se dévouer ou de croire en une cause.
Je n’en peux plus.
C’est en de trop !
Vous savez quoi… MERDDDDDDDDDDEEEEEEEEEEEEEEeeeeeee !
10 décembre 2008
On s’en fout de ta religion même si tu es juif !!!!
Frank, un juif tunisien, fait partie de mes lecteurs fideles.
Il fait aussi partie des commentateurs les plus assidus. Le seul hic, c’est que quelque soit le sujet de mon post, il en revient toujours à nous parler des juifs et leurs problèmes, et Israël et comment ils ont été victimes en Tunisie, et comment ils ne sont pas reconnus, et comment l’état tunisien devrait leur rendre hommage,…
Et ca fini souvent en querelle, à laquelle je ne prends jamais part.
J’en parlais à Notre cher Jacob Lelouche et ça l’a fait chier !!!!
Il se considère plus tunisien que juif et ne comprend pas qu’on en soit encore là à débattre du passe.
Bref, il m’a écrit le fond de sa pensée et je vous en fait part.
«Hier j’ai déjeuné avec ma très bonne amie (ma petite sœur) Emna plus connue dans ce monde sous le nom de Emma Benji.
Elle était un peu désappointée et me racontais les échanges sur son blog.
Entre autre choses la réaction d’un certain Franck qui semblait regretter que les tunisiens aient mis les juifs dehors.
Je crois chers amis qu’en tant que juif et Tunisien et surtout goulettois, moi-même je me dois de remettre certaines pendules à l’heure.
Ce genre de réactions commence sincèrement à me gaver.
Certes je ne suis pas très content lorsqu’un tunisien musulman me dit «marhaba bik fi bledna» mais j’essaye de lui prouver qu’il se trompe et que je suis ici chez moi et qu’il n’a absolument pas à me dire ce genre de chose même si ça part d’un bon sentiment. Certes les juifs en Tunisie ont longtemps vécu la situation de dhimmi, certes, beaucoup d’entre eux ont opté pour la nationalité française lors de la mise en place des décrets Crémieux, mais n’y a-t-il pas prescription?
Certes il ya eu des démonstrations de mauvaise humeur au lendemain de l’indépendance et lors de la guerre des 6 jours (mise à sac de la grande synagogue de Tunis etc…) mais là encore il devrait y avoir prescription.
Pourquoi ? La Tunisie est-elle le pays de la nostalgie?
Pourquoi rattache-t-on à la Tunisie uniquement le Bombolonie, les Glibettes et le thé à la menthe?
Pourquoi n’envisagent ils (je parle la diaspora judéo tunisienne) la Tunisie que comme la maison du mort? Celle où l’on vient se recueillir en parlant du passé, en se ressourçant, ne peut on pas envisager ce pays avec un avenir certain?
Vous voulez retrouver une place qui vous a été enlevée, je ne suis pas contre, bien au contraire et je ne pense pas qu’il existe un seul tunisien qui le soit mais je crois qu’il faut légitimer ce retour aussi. Vous avez perdu ou on vous a fait perdre le contact avec plus d’une génération. Vous pouvez renouer ce contact en légitiment votre présence.
Dans la tête d’un gars de 20 ans, aujourd’hui un juif est une notion totalement abstraite, il s’agit soit d’un mec qu’ils ont vu à la télé en train de tabasser un palestinien soit un vieux bonhomme frôlant les murs pour rentrer à la surprotégée maison de retraite de la Goulette.
À quel titre ces gens là voudraient recouvrer une place que ces générations ignorent?
Si la Tunisie est un pays arabo musulman ça n’est ni la faute de quelqu’un ni la volonté de personne c’est un fait. On ne va quand même pas refaire l’histoire. Mais nous pouvons retrouver notre place dans cette histoire.
Il faut savoir tendre la main à l’autre pour recevoir aussi. Ça n’est pas en revenant en Tunisie et en disant «oh ma tante habitait ici» que l’on va vous rendre forcement les clefs de cette maison.
Dans n’importe quel pays du monde, pour jouir de la nationalité et des droits de ce pays, vous devrez y vivre au moins 5 ans d’affiler et vous pensez qu’en venant passer une semaine de temps en temps dans ce pays, vous allez acquérir ces droits? Non mais on est où?
Apprendre le Français est une obligation pour devenir Français aujourd’hui, pourquoi parler l’arabe ne serait pas une condition sine qua none pour être tunisien?
Si vous voulez retrouver cette place dans ce pays, envisagez le du point de vu de l’avenir et arrêtez de le voir en vous retournant vous vous transformerez en statue de sel.
Je suis tunisien, je suis juif vivant en Tunisie, je suis revenu m’installer chez moi sur la terre de mes parents et de leurs parents avant etc… et depuis que je suis ici je ne pense pas avoir subi le moindre affront, la moindre vexation, et le premier qui s’y aventurerai se verrait de toutes les manières envoyé sur les roses mais avec des arguments.
Il s’agit de bien connaitre son histoire, et de bien connaitre l’autre pour pouvoir vivre avec lui en bonne intelligence.
Commencez donc par vous connaitre vous-même et là vous aurez fait le premier pas de réintégration. Ne comptez sur personne pour vous appeler et vous dire : eh vous avez laissé votre place, revenez la prendre!
Si cette démarche n’est pas la votre, elle ne sera celle de personne et votre place ne sera pas vacante très longtemps."
21 novembre 2008
A quoi ca sert l'amour?
Suis-je bien sur le blog d’Emma Benji ?
Parce que j’ai comme l’impression que certains se sont lâchés et ont oublié sur je parlais de mourir. Mais bon, très franchement que ce blog devienne un espace d’expression ne me dérange pas plus que ca.
Pourquoi je n’écris plus…je ne sais pas. Y a des textes qui n’arrêtent pas de me traverser l’esprit ; mais malheureusement quand ca arrive je n’ai pas d’ordinateur sous la main et les idées vous savez bien finissent par s’envoler.
Quoi de neuf ?
Ce qui m’arrive est incroyable et ma vie surtout est incroyable.
Tout a commencé ici sur ce blog et puis… je ne contrôle plus rien, tout arrive tout seul.
Plus le temps de ranger, de réfléchir parfois ou d’écrire toutes ces idées qui me traversent.
J’ai déjà écrit plein de romans dans la tête, plusieurs scénarios, postes… mais les idées s’envolent
Personne n’a inventé d’attrape idées ?
J’enseigne encore et je trouve ca merveilleux et passionnant. Ce qui est encore plus passionnant (pour moi) c’est ma manière d’enseigner.
Je me lâche, je souris, je ris, j’improvise, je discute…des cours comme j’aurais aimé en avoir et en donner…une vie comme dans certains films.
J’aime mes étudiants, j’en suis très fière et j’aimerais tellement qu’ils soient heureux et qu’ils trouvent un sens à la leur.
Je veux qu’ils avancent, qu’ils s’épanouissent, qu’ils se libèrent, qu’ils découvrent d’autres horizons,…
Je n’ai pas terminé ma thèse, j’ai comme un blocage… mon conscient refuse même de penser à elle.
Et puis y a autre chose, quelque chose que je n’arrive pas encore à deviner et qui bouillonne en moi.
Je ne peux vous l’expliquer parce que je n’arrive pas à savoir de quoi il s’agit
Je sais que j’ai une certaine voie à suivre… y a plein de signes autour de moi, de rencontres, de discussion …et cette chose qui cherche à exploser.
Ecrire ? Ou peut être autre chose.
Y a quelque chose en moi qui dépasse ce que je suis en train de faire et qui cherche à s’épanouir et je ne sais pas de quoi il s’agit.
Avoir des idées, des romans, des articles,… dans la tête n’est pas non plus facile à supporter.
Et dire que je ne comptais pas écrie un texte aujourd’hui mais juste recopier une chanson que j’ai beaucoup aimé…
Bref, je suis heureuse parce que je vis, je vis de manière passionnée chaque instant de ma vie et je n’ai plus assez de temps pour tout faire.
Et l’amour… ah, l’amour.
J’ai tant envie d’aller voir certaines personnes et leur dire combien je les trouve connes.
On se complique tellement la vie en amour ; pourquoi est ce qu’ils ne prennent pas la vie comme elle vient ?…pourquoi toutes ces angoisses d’être déçu, de rater son mariage, de divorcer, d’être trompé,…
Mais merde, aimez et si après ca foire tant pis, vous serez peut être mort avant !
Comment est ce que les gens peuvent se rendre malheureux par peur de l’être plus tard.
Je me rappelle qu’une fois il y a peut être 3 ans j’avais appelé un garçon pour lui que je le trouvais con. Ca l’avait blessé, puis fait rire…et il y a un an il est venu me voir pour me dire …qu’il était con. Mais c’était trop tard.
La vie avance, et on évolue.
Bref, Emma is back… Arrêtez de délirer sur le texte « mourir » et a la prochaine !
« A quoi ça sert l'amour?
On raconte toujours
Des histoires insensées,
A quoi ça sert d'aimer?
L'amour ne s'explique pas,
C'est une chose comme ça,
Qui vient on ne sait d'où
Et vous prend tout à coup
Moi j'ai entendu dire
Que l'amour fait souffrir
Que l'amour fait pleurer
A quoi ça sert d'aimer?
L'amour ça sert à quoi?
A nous donner d'la joie
Avec des larmes aux yeux
C'est triste et merveilleux
Pourtant on dit souvent
Qu'l'amour c'est décevant,
Qu'il y en a un sur deux
Qui n'est jamais heureux
Même quand on l'a perdu,
L'amour qu'on a connu
Vous laisse un goût de miel
L'amour c'est éternel
Tout ça c'est très joli,
Mais quand tout est fini
Il ne vous reste rien
Qu'un immense chagrin
Tout ce qui maintenant
Te semble déchirant
Demain sera pour toi
Un souvenir de joie
En somme si j'ai compris
Sans amour dans la vie,
Sans ses joies, ses chagrins
On a vécu pour rien
Mais oui, regarde moi,
A chaque fois j'y crois
Et j'y croirai toujours
Ça sert à ça l'amour
….."
14 octobre 2008
Mourir…
C’est le bon moment pour mourir.
J’y ai réfléchis samedi et j’en suis convaincue.
Les meilleurs morts à mon avis devraient être au meilleur moment de sa vie. Regardez les plus grandes artistes. Ceux qui sont devenus une légende sont tout simplement morts au bon moment.
Tout le monde sera d’accord avec moi pour dire que la mort la moins douleureuse, pour celui qui décède c’est qu’on s’éteint tranquillement dans son lit.
Je pense que par ailleurs qu’il y a des moments de sa vie, et ca n’arrive pas souvent, où on se dit qu’on est globalement satisfait de son parcours… et samedi, en conduisant j’ai pense à ça, et là je vous fais part des pensées les plus folle. Que Finalement je suis bien !
Bon certes là au moment ou j’écris ces lignes il y a plein des données familiales qui m’énervent, et j’ai un peu de mélancolie par rapport à certains comportements humais que je trouve bizarres mais indépendamment je pense être, d’un point de vu professionnel et humain, assez satisfaite.
Je suis entourée de personnes passionnantes et extraordinaires.
Certains portent un regard sur moi que je ne comprends pas…un mélange d’admiration et de je ne sais quoi ; et entre nous je suis incapable d’expliquer le pourquoi de ce regard… et je suis tellement étonnée que j’en suis plus que ravie.
Des personnes me sollicitent, cherchent à me contacter juste pour … me dire tout le bien qu’ils pensent de moi. Et c’est quand même du délire parce que je n’estime pas avoir accompli quelque chose d’extraordinaire.
Bref, je pense que si je décède maintenant, j’aurais une belle mort et je resterai un joli souvenir dans la mémoire de ceux qui m’entourent.
Pourquoi rester plus?
Ne vous inquiétez pas je ne suis pas du tout suicidaire… mais je pense que maintenant est un bon temps pour mourir. Même la date est parfaite ; c’est encore la rentrée, ce n’est pas une période d’examen, ni une période de fête.
Bon certes j’ai un cousin qui va se marier ; Donc je pourrais mourir… le 7 novembre tiens !
Parfait, en plus c’est un jour férié.
Par rapport à mes autres engagements professionnels on sera en début du mois donc ils trouveront tous le temps de se rattraper et de me remplacer.
Oui un jolie date ; et je serai morte au bon moment!
Je manquerai certainement a certains.
Encore jeune, pas encore lassée de la vie… On dira de moi que j’étais pleine de vie et que je souriais à la vie et la croquait à pleines dents.
Beaucoup découvriront enfin qui se cache derrière Emma Benji… et puis mes parents en plus pourraient récupérer ma chambre pour un faire même un débarras s’ils le veulent.
Je suis sure que mon père sera très affectée…
Mais bon on lui dira que c’est la vie.
Je suis convaincue que maintenant c’est le moment idéal pour mourir… je ne laisserai pas d’orphelin derrière moi. Une mort douce et heureuse.
Bon je dois changer mon testament au cas où.
15 septembre 2008
Personne n'est IRREMPLACABLE!
Personne n’est irremplaçable
Que ce soit au travail ou dans la vie privée ; personne n’est irremplaçable
Pourquoi les gens ont du mal à passer, à oublier et à aller de l’avant ?
Parce qu’on se rattache souvent à des points de repères futiles.
Mais tout se passe dans la tête… personne n’est irremplaçable
Sauf les personnes vraies, honnêtes et authentiques.
Parce que ça on en trouve malheureusement plus
Donc si votre femme de ménage vous quitte et qu’elle était honnête, pleurez-la ! Parce que vous vous retrouverez sinon en plein ramadan, à devoir gérer et une vie professionnelle et une maison et cuisiner.
Si vos enfants partent pleurez les, parce qu’on ne peut pas remplacer leurs amour vrai, sincère et normalement réciproque.
Mais si votre homme/femme vous quitte et que vous aussi vous êtes vrai et honnête… dites-vous que les Hommes ne sont pas irremplaçables.
Que la vie ne tourne pas autour d’une personne, qu’on évolue et qu’on oublie… et que votre destin vous réserve surement de belles surprises.
09 septembre 2008
La souffrance partagée
Tu te réveilles le matin en te disant « mais pourquoi me réveiller ?»
Tu es là…à faire de ton mieux pour ne pas avoir une mine fatiguée…et le soir tu veux juste qu’on te floute la paix pour t’allonger.
Non je ne suis pas en train de faire une dépression mais de subir Septembre.
Ce mois m’a toujours rappelé les lundis, mais un lundi qui dure 30 jours.
Et si on considère en plus le fait que Septembre coïncide avec le mois de Ramadan…
Un ami m’a dit « mais pourquoi tu jeunes ?»
C’est vrai… pourquoi je le fais ?
Parce que je suis musulmane ? Et après.
J’ai bien arrêté de faire mes prières, pourquoi je n’arrive pas à arrêter de jeuner ?
Parce que c’est culturel, ancré en nous, vacciné depuis la tendre enfance… Et puis, je pense qu’au fond de moi, il y a surement un petit coté maso qui fait que j’aime bien cet état.
En fait ce que j’aime c’est ce que je ressens quand j’entends « Allah Akbar » et que je prends mon premier verre d’eau de la journée.
Je trouve cet état de souffrance collectif assez amusant, et puis quand je ne jeune pas j’ai l’impression de ne pas partager des sensations avec les gens qui m’entourent.
Difficile d’être empathique et de ressentir ce que je ressens à cet instant si j’avais pris mon café.
Le plus terrible c’est qu’on n’arrive pas à travailler. Ca c’est vrai que ce n’est pas bien ; mais même quand je ne jeune pas pendant Ramadan je n’arrive pas à travailler.
C’est dans l’air, un virus qui fait que tu te sens épuisé et que tu as envie de ne rien foutre mis a part fantasmer sur ton diner.
Ceci étant le Ramadan de cette année est particulièrement difficile. Il fait très chaud et le soir on n’a pas particulièrement envie de manger et on est rassasié, ce qui fait que contrairement aux années précédentes où on récupérait l’équivalent de 3 repas en une soirée, là tu arrives à peine à terminer ton diner.
Et du coup j’ai perdu du poids, ce qui n’est pas très grave puisque je pourrais facilement le récupérer ; mais là j’ai une tête d’une personne en deuil : Visage pale, plutôt maigre, regard vide et zéro énergie… Non en fait j’ai la tête d’une personne déprimée ! J
Bon je vous prie d’avance de ne pas me casser la tête avec les «jeune et tais toi»… parce que comme je l’ai indiqué plusieurs fois, ici je gueule, je me lamente sur mon sort, je ris, je me répète… bref je fais ce que je veux !
Bon Ramadan !
03 septembre 2008
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Je DETESTE Septembre
Je DETESTE Septembre
Je DETESTE Septembre
Je hais Septembre
Je DETESTE Septembre
Je DETESTE Septembre
Je DETESTE Septembre
Je hais Septembre
NB: pas besoin de répéter ce que j'ai dit les années precedentes
L'effet Septembre: http://emmabenji.canalblog.com/archives/2006/08/30/2569287.html
http://emmabenji.canalblog.com/archives/2007/09/03/index.html
22 août 2008
absente
Je serai de retour le 1er Septembre d'ici là restez sage!
31 juillet 2008
Ouf... il a dit OUI !!!
Ca faisait plus d’un an que j’étais stressée et sur mes nerfs… J’imaginais le pire : qu’il dise non.
Mais j’ai pu être, comme tous ceux qui lisent cette note, soulagée par la grande nouvelle annoncée hier : OUI… IL accepte !!!
Je suis sure que vous aussi aviez très peur, ne respiriez même plus par peur qu’il refuse, qu’il vous dise ca suffit, ou j’en ai marre je prends ma retraite.
Quel suspense quand même !!!!
Vous ne savez pas de quoi je parle : voici un petit échantillon des articles qui y sont consacrés et qui sont repris sur newsfold.
11 juillet 2008
Je suis heureuse
On a souvent tendance à écrire quand ca va mal mais rarement quand ca va très bien.
J’adore avoir 30 ans, c’est un très bel âge pour une femme. Mon année a été extraordinaire…
je pense ne jamais avoir couru autant, autant travaillé autant…et je suis heureuse .
J’ai fait plein de rencontres extraordinaires, des personnes particulières et qui je crois ont participé chacun à mon état.
Ils ont une autre vision, d’autres préoccupations et surtout sont tous passionnés.
Ce que je ressens est indescriptible.
Je suis heureuse, contente et pour une fois assez fière du chemin que j’ai parcouru. Je me suis appauvrie mais je suis très riche sur le plan humain.
J’ai eu certes quelques déceptions et moments difficiles mais très forts en émotions, émotions que je n’ai pas cherché à camoufler mais que j’ai bien vécues.
Là je sens que j’ai un certain recul que je n’avais pas avant.
Je suis HEUREUSE, épanouie et contente.
Je suis entourée de personnes formidables.. ; Bon bourrés de défauts (pour certains) comme toutes les personnes formidables mais qui sont différentes.
J’adore ce coté passionné chez certains que je rencontre.
Ces personnes qui ont eu un rêve et qui y ont cru…et qui se sont battues et se battent encore pour ca.
Leur vie n’est pas rose tout les jours, mais ils résistent.
Je l’ai toujours dit, je rêve d’être heureuse…et je pense être sur la bonne voie.
J’ai appris à m’accepter, à accepter mes défauts, …et assumer. Assumer mes erreurs, mes bêtises, mon corps et assumer le fait que je ne veux pas avoir une vie banale.
Assumer que j’aime être différente, que je le suis !
Il m’arrive de me lever très tôt le matin pour travailler et de passer ma journée à courir dans tous les sens pour m’écrouler très tard le soir super fatiguée…. Mais je pense qu’il y a des étapes à parcourir pour arriver là ou on veut être.
J’ai beaucoup d’estime envers ces personnes que j’ai croisées et qui m’ont permis d’approcher leurs vies… Car c’est une vraie leçon…
Même si autour de moi les gens ne comprennent pas ce que je fais mais je m’en fous, je sais que je pourrais regretter mes choix plus tard, mais ce que j’ai vécu cette année méritai ce risque.
30 ans…c’est le bel âge…pour tout !
Et puis bizarrement c’est fou le succès que j’ai.. ; Les jeunes, les vieux,… j’attire comme le miel attire les abeilles.
Je crois que c’est l’effet des 30 ans !
Je me nourris de la passion des autres, une passion pour un art, un métier, une vie... et même si ca peut être éphémère je m’en fous. J’ai envie de vivre mon bonheur !
J
J’ai eu des étudiants formidables, parmi eux des personnes qui eux aussi ont cru en leurs destinées…
Mes étudiants de la nouvelle fac ont eu leur maitrise ; c’est émouvant.
Je croise beaucoup de mes anciens étudiants qui viennent me voir pour me dire qu’ils m’appréciaient et quoi qu’on dise ca me touche, ca m’émeut.
C’est devenu des personnes responsables, ils gagnent certainement plus que moi et je me sens tellement fière ; Fière comme une maman qui voit ses enfants grandir.
On me sollicite pour collaborer avec moi, je ne sais pas pourquoi… De plus en plus de gens croient en moi et moi je n’ai envie de rien rater. Je rêve juste d’une journée de 48 heures pour pouvoir tout faire.
Le seul point négatif c’est que je n’ai plus le temps de voir mes amis d’enfances, mes meilleurs amis…mes nouvelles rencontres ont pris beaucoup de place dans ma vie, mon temps et mon cœur…mais je n’ai aucune crainte, mes amis ont toujours été là et ils le resteront toujours.
J’ai certes une ex meilleure amie qui s’est éloignée pour suivre un certain chemin que j’ignore…et je n’ai pas le temps de me pencher sur ca. Tout doit être vécu et prendre son temps et même les échecs amicaux. 13 ans d’amour ne peuvent pas partir comme ca… mais je n’ai pas le temps now d’y réfléchir. J’ai essayé à un certain moment de comprendre ; mais quand une personne décide de s’éloigner il ne faut pas essayer de la retenir, ni en amour ni en amitié…
Sinon je vais essayer de continuer de courir sur le chemin du bonheur.
Je cours, je cours et la vie me le rend bien ; d’ailleurs ce qui me croisent me disent que j’ai l’air d’être très épanouie et je le suis : Très fatiguée par moments mais épanouie !
J ...
01 juillet 2008
La liberté d'expression???
Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :
"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit".
COMPRIS?
Ou cela va-t-il mener?
Ce matin un ami nous a envoyé à Massir, Stupeur et moi cet article publié sur maghrebia.
Faut-il s'inquiéter? Interpréter ca comme le début d'un changement, une évolution dans un certain sens de la société?
Je ne sais pas... mais je me dis que si l'état ne réagit pas vite; ca risque de dégénérer petit à petit.
Je vous laisse lire et juger par vous-même :
« Les Tunisiens préoccupés par une fatwa dans une affaire de divorce
2008-06-27
Le mufti à l'origine de la récente fatwa sur le divorce en Tunisie a déclenché une vaste controverse. Pour de nombreux habitants de cet Etat laïc, cette directive religieuse pourrait être perçue comme se substituant au Code civil.
Par Jamel Arfaoui pour Magharebia à Tunis – 27/06/08
Un édit religieux lancé par le grand mufti de Tunisie concernant le divorce a suscité une grande inquiétude chez les Tunisiens, qui craignent de voir remis en cause les progrès réalisés par les femmes au cours des dernières décennies.
Le débat a été lancé après qu'une femme eut demandé conseil auprès du Dar El Iftaa de Tunisie, l'instance des élites religieuses qui prononcent des avis religieux sur des questions publiques et privées et sont directement responsables devant le Ministère des Affaires Religieuses. Dans un message écrit au grand mufti de Tunisie, Kameleddine Jait, cette femme affirmait que son mari lui avait dit à trois reprises : "Tu es divorcée".
Selon l'édition du 7 juin du journal de gauche du Mouvement Ettajdid, Tarik Jadid, le mufti avait répondu à la question de cette femme, "lui disant qu'elle ne pouvait plus vivre comme la femme de son mari [et] devait accepter le divorce". L'article ajoutait : "Le mufti a remis à cette femme un certificat de divorce."
Une telle décision n'aurait entraîné qu'une légère controverse dans de nombreux pays musulmans, où la sharia est appliquée dans les cas de mariage et de divorce.
Mais dans une société laïque comme le Tunisie, il en va tout autrement.
Depuis 1956, le divorce – comme le mariage – est régi par une législation civile, et non religieuse. Aux termes du Code du statut des personnes, le divorce n'est reconnu que lorsque les deux parties comparaissent devant un tribunal pour valider leur séparation et s'entendent sur les mesures, et seulement après l'échec de la tentative de réconciliation entre les deux époux faite par le juge.
Une source officielle du Dar El Iftaa, qui a préféré rester anonyme, a déclaré que cette affaire n'avait rien à voir avec la législation du pays : "La question de cette femme avait trait à une affaire religieuse, et la réponse du mufti a été conforme à la sharia islamique."
Mais certains Tunisiens ont interprété la décision du mufti comme une tentative de contourner le Code civil.
"[Cette décision constitue] une menace pour le progrès en matière civique ; une décision qui ouvrirait la porte à des interprétations religieuses et à des fatwas à un moment où nous devons renforcer le processus de modernisation, imposer le respect de la loi et clairement affirmer l'esprit de celle-ci", écrit le journal Tarik Jadid.
"Le grand mufti de la République n'a aucune autorité auprès des tribunaux, et le Code du statut des personnes est la référence ultime dans les affaires de divorce", a confirmé Maître Kahna Abbas. Elle se déclare préoccupée par le fait que les instances religieuses pourraient, petit à petit, devenir des instances de législation.
Khadija Cherif, présidente de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates, qui oeuvre à établir la distinction entre religion et Etat et à faire avancer l'égalité entre les sexes, s'est également déclarée étonnée à l'énoncé de cette fatwa.
Pour sa part, Khemais Khayati, membre de l'Association Tunisienne pour la Défense de la Laïcité, a déclaré : "Le grand mufti de la République aurait eu raison si nous vivions dans un Etat régi par la sharia et fondé sur la loyauté à la foi. Mais nous habitons dans un Etat gouverné par la loi, et le mufti n'a aucun droit d'aller à l'encontre des dispositions de la constitution qui protègent le droit des citoyens à défendre leurs droits."
M. Khayati se dit préoccupé par le fait que les citoyens "se précipitent chez le mufti" plutôt que de tenter de résoudre leurs problèmes. "Qui sait ?", demande-t-il, "demain, ils pourraient bien travailler sous la direction d'un Etat religieux."
Mohammed Ali Ennefzi, un jeune homme d'une trentaine d'années, se dit favorable à cette fatwa "parce qu'elle rend la vie plus simple et nous libère de tous les ennuis liés au règlement des litiges et des problèmes du Code du statut des personnes, qui ont fait des hommes en Tunisie les esclaves de leurs femmes".
Manal El Hammi, salariée dans l'industrie pharmaceutique, affirme de manière sarcastique : "Si toutes les femmes mariées demandaient des fatwas sur les promesses de divorce qu'elles entendent chaque semaine de la bouche de leurs maris, nous ne trouverions plus une seule femme tunisienne chez eux »









