Emma Benji

Des états d'âme... et des sourires

31 juillet 2008

Ouf... il a dit OUI !!!

Ca faisait plus d’un an que j’étais stressée et sur mes nerfs… J’imaginais le pire : qu’il dise non.

Mais j’ai pu être, comme tous ceux qui lisent cette note, soulagée par la grande nouvelle annoncée hier : OUI… IL accepte !!!

Je suis sure que vous aussi aviez très peur, ne respiriez même plus par peur qu’il refuse, qu’il vous dise ca suffit, ou j’en ai marre je prends ma retraite.

Quel suspense quand même !!!!

Vous ne savez pas de quoi je parle : voici un petit échantillon des articles qui y sont consacrés et qui sont repris sur newsfold.

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11 juillet 2008

Je suis heureuse

DSC01790On a souvent tendance à écrire quand ca va mal mais rarement quand ca va très bien.

J’adore avoir 30 ans, c’est un très bel âge pour une femme. Mon année a été extraordinaire…

je pense ne jamais avoir couru autant, autant travaillé autant…et je suis heureuse .

J’ai fait plein de rencontres extraordinaires, des personnes particulières et qui je crois ont participé chacun à mon état.

Ils ont une autre vision, d’autres préoccupations et surtout sont tous passionnés.

Ce que je ressens est indescriptible.

Je suis heureuse, contente et pour une fois assez fière du chemin que j’ai parcouru.  Je me suis appauvrie mais je suis très riche sur le plan humain.

J’ai eu certes quelques déceptions et moments difficiles mais très forts en émotions, émotions que je n’ai pas cherché à camoufler mais que j’ai bien vécues.

Là je sens que j’ai un certain recul que je n’avais pas avant.

Je suis HEUREUSE, épanouie et contente.

Je suis entourée de personnes formidables.. ; Bon bourrés de défauts (pour certains) comme toutes les personnes formidables mais qui sont différentes.

J’adore ce coté passionné chez certains que je rencontre.

Ces personnes qui ont eu un rêve et qui y ont cru…et qui se sont battues et se battent encore pour ca.

Leur vie n’est pas rose tout les jours, mais ils résistent.

Je l’ai toujours dit, je rêve d’être heureuse…et je pense être sur la bonne voie.

J’ai appris à m’accepter, à accepter mes défauts, …et assumer. Assumer mes erreurs, mes bêtises, mon corps et assumer le fait que je ne veux pas avoir une vie banale.

Assumer que j’aime être différente, que je le suis !

Il m’arrive de me lever très tôt le matin pour travailler et de passer ma journée à courir dans tous les sens pour m’écrouler très tard le soir super fatiguée…. Mais je pense qu’il y a des étapes à parcourir pour arriver là ou on veut être.

J’ai beaucoup d’estime envers ces personnes que j’ai croisées et qui m’ont permis d’approcher leurs vies… Car c’est une vraie leçon…

Même si autour de moi les gens ne comprennent pas ce que je fais mais je m’en fous, je sais que je pourrais regretter mes choix plus tard, mais ce que j’ai vécu cette année méritai ce risque.

DSC0173930 ans…c’est le bel âge…pour tout !

Et puis bizarrement c’est fou le succès que j’ai.. ; Les jeunes, les vieux,… j’attire comme le miel attire les abeilles.

Je crois que c’est l’effet des 30 ans !

Je me nourris de la passion des autres, une passion pour un art, un métier, une vie... et même si ca peut être éphémère je m’en fous. J’ai envie de vivre mon bonheur !

J

J’ai eu des étudiants formidables, parmi eux des personnes qui eux aussi ont cru en leurs destinées…

Mes étudiants  de la nouvelle fac ont eu leur maitrise ; c’est émouvant.

Je croise beaucoup de mes anciens étudiants qui viennent me voir pour me dire qu’ils m’appréciaient et quoi qu’on dise ca me touche, ca m’émeut.

C’est devenu des personnes responsables, ils gagnent certainement plus que moi et je me sens tellement fière ; Fière comme une maman qui voit ses enfants grandir.

On me sollicite pour collaborer avec moi, je ne sais pas pourquoi… De plus en plus de gens croient en moi et moi je n’ai envie de rien rater. Je rêve juste d’une journée de 48 heures pour pouvoir tout faire.

Le seul point négatif c’est que je n’ai plus le temps de voir mes amis d’enfances, mes meilleurs amis…mes nouvelles rencontres ont pris beaucoup de place dans ma vie, mon temps et mon cœur…mais je n’ai aucune crainte, mes amis ont toujours été là et ils le resteront toujours.

J’ai certes une ex meilleure amie qui s’est éloignée pour suivre un certain chemin que j’ignore…et je n’ai pas le temps de me pencher sur ca. Tout doit être vécu et prendre son temps et même les échecs amicaux. 13 ans d’amour ne peuvent pas partir comme ca… mais je n’ai pas le temps now d’y réfléchir. J’ai essayé à un certain moment de comprendre ; mais quand une personne décide de s’éloigner il ne faut pas essayer de la retenir, ni en amour ni en amitié…

DSC00094Sinon je vais essayer de continuer de courir sur le chemin du bonheur.

Je cours, je cours et la vie me le rend bien ; d’ailleurs ce qui me croisent me disent que j’ai l’air d’être très épanouie et je le suis : Très fatiguée par moments mais épanouie !

J ...

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01 juillet 2008

La liberté d'expression???

bl_en_1juillet

Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme  :

"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit".

COMPRIS?

Posté par EmmaBenji à 16:06 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ou cela va-t-il mener?

Ce matin un ami nous a envoyé à Massir, Stupeur et moi cet article publié sur maghrebia.

Faut-il s'inquiéter? Interpréter ca comme le début d'un changement, une évolution dans un certain sens de la société?

Je ne sais pas... mais je me dis que si l'état ne réagit pas vite; ca risque de dégénérer petit à petit.

Je vous laisse lire et juger par vous-même :

« Les Tunisiens préoccupés par une fatwa dans une affaire de divorce

2008-06-27

Le mufti à l'origine de la récente fatwa sur le divorce en Tunisie a déclenché une vaste controverse. Pour de nombreux habitants de cet Etat laïc, cette directive religieuse pourrait être perçue comme se substituant au Code civil.

Par Jamel Arfaoui pour Magharebia à Tunis – 27/06/08

Un édit religieux lancé par le grand mufti de Tunisie concernant le divorce a suscité une grande inquiétude chez les Tunisiens, qui craignent de voir remis en cause les progrès réalisés par les femmes au cours des dernières décennies.

Le débat a été lancé après qu'une femme eut demandé conseil auprès du Dar El Iftaa de Tunisie, l'instance des élites religieuses qui prononcent des avis religieux sur des questions publiques et privées et sont directement responsables devant le Ministère des Affaires Religieuses. Dans un message écrit au grand mufti de Tunisie, Kameleddine Jait, cette femme affirmait que son mari lui avait dit à trois reprises : "Tu es divorcée".

Selon l'édition du 7 juin du journal de gauche du Mouvement Ettajdid, Tarik Jadid, le mufti avait répondu à la question de cette femme, "lui disant qu'elle ne pouvait plus vivre comme la femme de son mari [et] devait accepter le divorce". L'article ajoutait : "Le mufti a remis à cette femme un certificat de divorce."

Une telle décision n'aurait entraîné qu'une légère controverse dans de nombreux pays musulmans, où la sharia est appliquée dans les cas de mariage et de divorce.

Mais dans une société laïque comme le Tunisie, il en va tout autrement.

Depuis 1956, le divorce – comme le mariage – est régi par une législation civile, et non religieuse. Aux termes du Code du statut des personnes, le divorce n'est reconnu que lorsque les deux parties comparaissent devant un tribunal pour valider leur séparation et s'entendent sur les mesures, et seulement après l'échec de la tentative de réconciliation entre les deux époux faite par le juge.

Une source officielle du Dar El Iftaa, qui a préféré rester anonyme, a déclaré que cette affaire n'avait rien à voir avec la législation du pays : "La question de cette femme avait trait à une affaire religieuse, et la réponse du mufti a été conforme à la sharia islamique."

Mais certains Tunisiens ont interprété la décision du mufti comme une tentative de contourner le Code civil.

"[Cette décision constitue] une menace pour le progrès en matière civique ; une décision qui ouvrirait la porte à des interprétations religieuses et à des fatwas à un moment où nous devons renforcer le processus de modernisation, imposer le respect de la loi et clairement affirmer l'esprit de celle-ci", écrit le journal Tarik Jadid.

"Le grand mufti de la République n'a aucune autorité auprès des tribunaux, et le Code du statut des personnes est la référence ultime dans les affaires de divorce", a confirmé Maître Kahna Abbas. Elle se déclare préoccupée par le fait que les instances religieuses pourraient, petit à petit, devenir des instances de législation.

Khadija Cherif, présidente de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates, qui oeuvre à établir la distinction entre religion et Etat et à faire avancer l'égalité entre les sexes, s'est également déclarée étonnée à l'énoncé de cette fatwa.

Pour sa part, Khemais Khayati, membre de l'Association Tunisienne pour la Défense de la Laïcité, a déclaré : "Le grand mufti de la République aurait eu raison si nous vivions dans un Etat régi par la sharia et fondé sur la loyauté à la foi. Mais nous habitons dans un Etat gouverné par la loi, et le mufti n'a aucun droit d'aller à l'encontre des dispositions de la constitution qui protègent le droit des citoyens à défendre leurs droits."

M. Khayati se dit préoccupé par le fait que les citoyens "se précipitent chez le mufti" plutôt que de tenter de résoudre leurs problèmes. "Qui sait ?", demande-t-il, "demain, ils pourraient bien travailler sous la direction d'un Etat religieux."

Mohammed Ali Ennefzi, un jeune homme d'une trentaine d'années, se dit favorable à cette fatwa "parce qu'elle rend la vie plus simple et nous libère de tous les ennuis liés au règlement des litiges et des problèmes du Code du statut des personnes, qui ont fait des hommes en Tunisie les esclaves de leurs femmes".

Manal El Hammi, salariée dans l'industrie pharmaceutique, affirme de manière sarcastique : "Si toutes les femmes mariées demandaient des fatwas sur les promesses de divorce qu'elles entendent chaque semaine de la bouche de leurs maris, nous ne trouverions plus une seule femme tunisienne chez eux »

Posté par EmmaBenji à 12:23 - Commentaires [49] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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