Emma Benji

Des états d'âme... et des sourires

18 février 2012

Rappel:un Journaliste est en prison!

En Tunisie il y a un journaliste, nasreddine Ben Saïda, qui est en prison depuis quelques jours pour une photo d'une femme dénudée qui a été publié dans Attounsia.

Selon Chokri Belaid L'arrestation de ces journalistes serait illégale et qu'il y aurait un homme politique d'influence qui a intervenu pour qu'on arrête ce journaliste. Ce dernier a rappelé qu'un journaliste est soumis au code de la presse et que rien ne justifie cette arrestation. Il a par ailleurs parlé des pressions qu'ont subi les journalistes qui bossent dan ce journal. Chokri Belaid a également évoqué Wajdi Ghonim qui a appelé a la haine et au meurtre sans que la justice n'intervienne...

RSF-pubLes  rapport de Reporters sans Frontières ne sont pas du tout rassurant quant à l'état de la liberté d'expression en Tunisie, en voici un extrait "En faisant reposer les poursuites sur le code de pénal, le ministère public démontre qu’un article de presse peut encore envoyer en prison et envoie un signal extrêmement inquiétant aux défenseurs de la liberté d’expression. L’organisation a également critiqué "l’hypocrisie d’une telle réaction » indiquant que « des photos de ce type illustrent régulièrement la Une des magazines étrangers vendus en Tunisie".

Reporters sans frontières condamne fermement le recours au code pénal alors même que le nouveau code de la presse vient d’entrer en vigueur et prévoit dans son article 13 que un journaliste "ne peut être poursuivi pour son travail à moins que la violation des dispositions du présent décret-loi ne soit prouvée". Pourtant les poursuites ne se fondent pas sur ce texte mais sur l’article 121 paragraphe 3 du code pénal (ajouté par la loi organique n° 2001-43 du 3 mai 2001, portant modification de -l’ancien- code de la presse). Il dispose que "sont interdites la distribution, la mise en vente, l’exposition aux regards du public et la détention en vue de la distribution, de la vente, de l’exposition dans un but de propagande, de tracts, bulletins et papillons d’origine étrangère ou non, de nature à nuire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs". Le fait de présenter les délits de presse comme des délits de droit commun rappelle de manière inquiétante les machinations politico-administratives employées sous Zine El-Abidine Ben Ali afin de condamner des journalistes et museler les médias".


Ainsi, mis à part toutes les formes de pression que les journaliste subissent tous les jours sur les réseaux sociaux (insultes, diffamation, ...), on assiste au fil de jours à des procès dont le seul but est de réprimer cette liberté acquise après le 14 janvier...

Mise à jour le 23/02/2012

Le directeur d'Attounssia a comparu aujourd'hui  devant le Tribunal de première instance de Tunis et a bénéficié d'une mise en liberté en attendant l'audience du 8 mars prochain. 

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